Un pardon libérateur : comment se remettre d’une trahison ?

Un pardon libérateur : comment se remettre d’une trahison ?

pardon-coaching-benedicte-dubois-alsace-molsheim-obernai-strasbourg

Tout d’abord le contexte

Un jour, vous avez été trahi(e), on vous a menti, trompé(e), ignoré(e), licencié(e), rejeté(e)… Peu importe le terme utilisé, parce qu’au fond de vous vous savez à quoi je fais référence. Vous savez à quel évènement marquant de votre vie cela renvoie et à quel moment précis cela s’est déroulé pour vous. Vous savez même peut-être encore où vous étiez et ce que vous faisiez très précisément au moment où vous avez découvert la trahison. Il y a certainement un gradient, une échelle sur laquelle on peut classer les traitrises, les tromperies, les mensonges… mais cela n’a pas d’importance. Il n’existe pas de concours du plus tordu des licenciements abusifs, du pire adultère ou de l’hypocrisie la plus vilaine. Ce qui compte c’est ce que vous avez ressenti à ce moment-là et surtout comment vous allez faire pour avancer et vous reconstruire après ça.

 

Et comment on avance après ça ?

Jacques Brel a chanté « on n’oublie rien de rien, on n’oublie rien du tout, on s’habitue c’est tout ». Oui c’est vrai, avec le temps on s’habitue. Cela peut être un peu long parfois, car après le choc de l’annonce, vous allez devoir passer par toutes les phases de la « courbe du deuil », avant de pouvoir passer à autre chose :

  • Tout d’abord, la phase de déni durant laquelle vous allez vous dire : « Non ce n’est pas possible ! Ce n’est pas vrai… ! ». Cela peut prendre quelques minutes, quelques heures, quelques jours pour réaliser ce qui s’est passé. Votre cerveau doit se reconnecter pour analyser. C’est un peu comme un instinct de survie de courte durée.
  • Ensuite vient la colère où vos paroles et pensées ressemblent plutôt à « Quel(le) c…. !!!  Il/elle ne va pas s’en sortir comme ça… la roue va tourner, ça sera bien fait pour lui/elle…. ». Vous allez vouloir tout casser, vous venger, élaborer les pires scenarii pour lui faire payer ça. Mais comme vous êtes une personne évoluée, la plupart du temps, vous ne ferez rien de tout ce que vous avez imaginé. Vous allez laisser passer un peu de temps, discuter avec des proches et essayer de prendre du recul.
  • Alors, viendra surement la phase de la négociation :  vous allez vous dire que finalement peut-être vous pourriez arranger les choses, qu’il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis. Vous allez vous dire « Si je fais ça… peut-être que cela va s’arranger entre nous… ». « Si je fais un effort, peut-être que ma femme va revenir… ». « Si je redouble d’effort, peut-être que mon patron va me garder finalement… ». Détrompez-vous, la plupart du temps cela ne changera pas.

 

Le droit d’être triste

  • Alors, survient la prochaine étape, la plus douloureuse peut-être, la plus compliquée à gérer et parfois même la plus longue, celle de la tristesse. Vous êtes au fond du trou, c’est le syndrome « couette / série télé / Nutella / paquets de mouchoirs ». Les regrets, les souvenirs qui font mal, les larmes qui coulent toutes seules… Envie de voir personne, pas le courage de sortir, de se changer les idées… A quoi bon de toutes façons …. Vous allez aussi devoir réaliser votre part de responsabilité dans ce qui vous arrive. C’est important pour ne pas jouer la victime éternellement et pour passer au stade suivant.

 

Vivre l’acceptation

  • Ensuite, après avoir vidé la superette du coin de son stock de pâte à tartiner, après avoir pris des actions chez les plus grands fabricants de mouchoirs en papier et après avoir saoulé tous vos amis, un jour, viendra l’acceptation. Ce jour-là, vous déciderez de donner un bon coup de pied au fond de la piscine dans laquelle vous vous noyez depuis un bon bout de temps, sans mascara waterproof et donc, avec des yeux de raton laveur triste (bon, pour les garçons ça ne marche pas mais vous avez une sale mine aussi). Et à ce moment-là, il y aura une lueur d’espoir. « Peut-être que je vaux mieux que ça… », « Et si la vie m’avait envoyé cette épreuve pour me mettre sur un autre chemin, pour me faire rencontrer d’autres personnes, pour découvrir un nouveau travail, pour me faire de nouveaux amis, pour retrouver l’amour sincère… ». Ouf, il était temps ! Malheureusement on ne peut pas forcer l’arrivée de cette étape. Chacun va prendre le temps qu’il lui faut pour y arriver.

 

Enfin le pardon

  • Ensuite, arrive enfin l’étape du pardon. C’est l’étape nécessaire pour aller vers le futur, vers de nouveaux projets. Pardonner à celui, celle ou ceux qui vous ont fait du mal, non pas parce qu’ils le méritent mais parce que VOUS, vous méritez de vous libérer. Vous méritez de faire de la place dans votre tête pour un nouveau projet professionnel, une place dans votre cœur pour un nouvel amour, une place à votre table pour un nouvel ami.

Pardonner ce n’est pas facile. Certaines personnes y parviennent plus facilement que d’autres. La difficulté est certainement liée au préjudice subi ; mais aussi à la capacité des uns et des autres à lâcher prise. Se dire qu’il est plus important de profiter de l’instant présent que de ressasser le passé. Réaliser que la vie est trop belle pour être gâchée à pleurer ou à être en colère. Penser qu’il y a certainement plein d’autres supers jobs, plein d’autres personnes intéressantes ou aimantes à rencontrer. Pour pardonner il faut du temps, souvent beaucoup, et parfois un petit coup de pouce comme un coaching peut aider. Le rayon développement personnel des librairies regorge de livres sur le sujet avec des méthodes diverses et variées pour y voir clair… Mais, croyez-moi, cela vaut vraiment la peine de se libérer de ce poids. Pour cela, ce n’est pas forcément la peine d’aller dire en face « au méchant de l’histoire » qu’on lui a pardonné. Si vous en éprouvez le besoin et que vous en avez le courage, faites-le bien sûr, mais vous pouvez aussi lui écrire une lettre dans laquelle vous lui dites tout ce que vous pensez, tout ce que vous ressentez ou avez ressenti. Cette lettre, vous pouvez ensuite la brûler dans une sorte de « rite chamanique vaudou flippant », au milieu d’une clairière ou au-dessus de votre évier. Peu importe, le plus important est de ressentir qu’au bout d’un moment cela ne vous fait plus rien : ni dans le ventre, ni dans le cœur, ni dans la tête. Ce jour-là, vous savez que la vie recommence.

 

Et après ?

  • Après vous pouvez alors passer à l’étape suivante : la quête de sens et de renouveau. Pour vous remettre en selle et pour voir à nouveau toutes les belles choses qui vous entourent.
  • Et là, vous allez pouvoir avoir de nouveaux projets : professionnels, personnels, excitants, divertissants, prenants, étourdissants, qui vous changent, qui vous font vibrer, rêver et être heureux(se) d’être passé(e) par tout ce long processus pour en arriver là.

 

En conclusion

Finalement, tout compte fait, après réflexion, il faudrait donc presque remercier vos « bourreaux » car ils vous ont permis d’expérimenter cela et de vivre autre chose. Croyez-moi, cet autre chose est souvent bien mieux, bien meilleur que ce que vous aviez avant.

Alors, souvenez-vous de cette petite phrase « Ne te venge pas, sois heureux(se), c’est pire ! » et profitez de votre libération.

No Comments

Post A Comment